Bon, pour un blog qui revendiquait l’action comme principale motivation, c’est pas gagné du tout. Je ne désespère pas, quand mes petites affaires personnelles seront réglées, Inch Allah dans pas longtemps.
Comme je suis quelqu’un d’assez drôle, voici, pour patienter, une photo de Bernard Campan (ex-comique français) et une de Mark Stewart (ex-leader du Pop Group, pionnier du post-punk et du dub anglais), en couverture du magazine anglais Wire. La ressemblance est frappante, Mark Stewart étant la version bodybuildée et avec moumoute de Bernard Campan. Sans blague.
Bernie…
…et son clone bodybuildé, Mark Stewart.



‘I Just Want Some Action’
Premier post, dédié à un groupe culte par excellence (peu de tapage, beaucoup de fanatiques, intégristes pour la plupart), Thee Silver Mount Zion & Tra-La-La Band. Le nom de ce site est tiré du texte du morceau-titre de l’album “Thirteen Blues For Thirteen Moons”. Un album fort, épatante envolée sonique. Ou comment rendre le post-rock totalement obsolète. Dépassé. Tellement “années ‘90″. Pénible.
L’introduction de “Thirteen Blues For Thirteen Moons” (la chanson, pas l’album) claque. Très rock, comme jamais le Silver Mt. Zion ne l’avait été. Très rêche, voir industriel aussi (les fantômes des Swans de Michael Gira se sentent concernés du coup). Puis Efrim Monuk criardise et nasillardise. Comme assez souvent. C’est parti. “I just want some action”.
Thee Silver Mount Zion – Thirteen Blues for Thirteen Moons
Ce qui bouleverse chez TSMZ, c’est l’intensité, tant sur scène que sur disque. En concert, les 7 canadiens jouent fort. Les frissons arrivent très vite aussi. Je me souviens m’être senti léger assez vite. La gravité des morceaux, leur côté sombre, sont souvent contrastés par l’humour des quelques protagonistes capables de parler en société (Efrim et Ian, le grand échalas-guitariste, parfois Jessica, l’une des 2 violonistes, représentée ci-dessus). Un grand moment d’humanité.
“Quel brave gars, ce Efrim, je me demande encore pourquoi lui et ses potes ont cette image de types mystérieux et inaccessibles : ce sont eux, les gens normaux…“.




